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Brèves médicales - Page 2

  • Alpha-dystroglycanopathies : nouvelles mutations dans le gène POMK

    Une étude met en évidence le rôle, dans le développement musculaire précoce, du gène POMK dont les altérations conduisent à des signes cliniques variés.

    Une équipe allemande avait identifié en février 2014 des anomalies dans le gène POMK (pour protein O-mannosyl kinase) à l’origine d'une nouvelle forme dystroglycanopathie. Cette protéine est impliquée dans les phénomènes, complexes, d'ajout de sucres (glycosylation) de certaines protéines musculaires.

    Dans un article publié en juin 2014, une collaboration internationale a décrit 2 nouvelles familles qui présentent des anomalies dans le gène POMK avec des signes cliniques variés, allant du syndrome de Walker-Walbourg (forme la plus sévère) jusqu’à une forme de myopathie des ceintures associée à des troubles cognitifs. A partir de biopsies musculaires, elle a observé qu’au cours du développement fœtal humain, la protéine POMK était fortement exprimée dans le muscle et le cerveau et qu’elle jouerait un rôle important dans le développement musculaire. Source POMK mutations disrupt muscle development leading to a spectrum of neuromuscular presentations. DiCostanzo S, Balasubramanian A, Pond HL, Rozkalne A, Pantaleoni C, Saredi S, Gupta VA, Sunu CM2, Yu TW, Kang PB, Salih MA, Mora M, Gussoni E, Walsh CA, Manzini MC. Hum Mol Genet., 2014 (Juin). Pii : ddu296. [Epub ahead of print]

    Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous :

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  • Dystrophies musculaires avec déficit en collagène-VI : étude de l’histoire naturelle chez 145 patients

     

     

    Les myopathies avec déficit en collagène VI, (ou collagénopathies VI), représentent un groupe de dystrophies musculaires dont l’expression clinique s’étend de formes sévères et précoces du tout petit (dystrophie musculaire congénitale d’Ullrich) jusqu’à des formes relativement bénignes de l’adulte (myopathie de Bethlem), en passant par de nombreuses formes intermédiaires.
    Le déficit en collagène VI, une protéine-clé de la matrice extra-cellulaire, est objectivé sur les cultures de fibroblastes et confirmé par l’étude des gènes codant les trois chaines de collagène VI. Transmises selon un mode autosomique récessif ou dominant, ces maladies neuromusculaires ont en commun d’entrainer une myopathie rétractile avec une nécrose-régénération très peu active d'un point de vue histologique. Le pronostic est variable et repose sur l’apparition de complications orthopédiques et respiratoires.


    Dans un papier paru en décembre 2013, un consortium international a rassemblé les données cliniques et paracliniques recueillies auprès de 145 personnes atteintes de collagénopathie VI confirmée en biologie moléculaire. L’accent a été mis sur l’analyse des paramètres respiratoires et tout particulièrement de l’évolution, dans le temps, du ratio capacité vitale mesurée sur capacité vitale théorique. Ce rapport diminue (de 2,6% par an) dans les formes les plus sévères (dystrophie musculaire d’Ullrich). En moyenne, celles-ci nécessitent une ventilation non invasive à partir de l’âge de onze ans et demi. Dans les autres formes, cette évolution est plus contrastée, avec une bonne capacité vitale souvent très longtemps conservée. Cette étude d’histoire naturelle sera sans doute très utile dans la perspective d’essais thérapeutiques.

     

    Natural history of pulmonary function in collagen VI-related myopathies.
    Foley AR, Quijano-Roy S, Collins J, Straub V, McCallum M, Deconinck N, Mercuri E, Pane M, D'Amico A, Bertini E, North K, Ryan MM, Richard P, Allamand V, Hicks D, Lamandé S, Hu Y, Gualandi F, Auh S, Muntoni F, Bönnemann CG.
    Brain. 2013 Dec.136(Pt 12) : 3625-33. Doi : 10.1093/brain/awt284. Epub 2013 Nov 22.